L’Avantage des Métacritiques

November 27, 2007

Dans une ère où chaque produit sortant de l’industrie est soumis à un processus publicitaire afin de mieux le faire connaître, et où la production massive des biens culturels tend à la liquidation de l’autonomie du consommateur, une aide qui viendrait aider ce dernier dans certains de ses choix de consommation serait la bienvenue. Et c’est justement la raison de l’existence de Metacritic. Voici la façon dont Wikipedia introduit ce fabuleux outil :

 

“Metacritic is a website that collates reviews of music albums, games, movies, TV shows, DVDs and books. For each product, a numerical score from each review is obtained and the total is averaged. An excerpt of each review is provided along with a hyperlink to the source. Three color codes of Green, Yellow and Red summarize the critic’s recommendation. This gives an idea of the general appeal of the product among reviewers and, to a lesser extent, the public.”

 

De plus, sur le site Internet de Metacritic peut se lire une vision personnelle de la mission que ses éditeurs se sont eux-mêmes donnée : « [notre mission] est de vous aider à prendre une décision informée à propos de la façon de dépenser votre argent sur du divertissement. »

 

Alors, dans un système autosuffisant comme le nôtre, où les consommateurs ne font généralement pas l’effort de se forger leurs propres critères en matière d’esthétique et de goût culturel et où le but premier de la culture de masse est de vendre à un public incapable d’être critique face aux forces et aux faiblesses réelles d’un produit donné, l’existence de ressources métacritiques est pleinement justifiée. En fait, ce genre de ressources vient en aide au consommateur « zombifié », qui ne dispose pas des aptitudes nécessaires à la différenciation d’un produit de qualité d’un produit médiocre.

 

Les critiques sont reconnues pour avoir une certaine influence sur les ventes. Dans les faits, Activision a récemment conduit une étude qui a conclu une forte corrélation entre de hauts classements dans la catégorie « jeux vidéo » de Metacritic et de fortes ventes. Bien qu’il ne soit pas possible de vérifier le sens de la corrélation (c’est-à-dire si ce sont les ventes qui ont justifié les bonnes critiques ou le contraire), il peut être affirmé que des critiques généralement favorables quant à un produit donné réfléchissent la qualité globale ce dernier.

 

Dans le même ordre d’idées, les produits culturels bien côtés sur Metacritic rassemblent généralement les trois caractéristiques suivantes : ils sont spectaculaires, ils promeuvent le divertissement, et ils apportent un ou des éléments qui semblent uniques et nouveaux. En fait, les produits recevants, de règle générale, les meilleurs critiques, sont ceux qui satisfont les critères de nouveauté et de pertinence.

 

Finalement, je donnerais à Metacritic une note de… 10/10 !


Électrodes et Réalité Virtuelle

November 27, 2007

Jusqu’à un certain degré, les formes de communications employées par une société, selon Marshall McLuhan, un théoricien des communications, déterminent la nature de ses relations sociales. C’est à partir de cette notion que Jean Baudrillard, un théoricien culturel, en est venu à soutenir l’idée que les sociétés occidentales ont subi ce qu’on peut appeler une « précession des simulacres ». En fait, ce qu’il a voulu dire par là, c’est que l’homme moderne se trouve sous l’emprise de simulacres, ces copies simulées qui supplantent les objets d’origine, ou en d’autres mots des substitutions au réel des signes du réel. Cette simulation s’effectuerait par le biais de « doubles opératoires », qui permettraient de dissuader tous processus réels en offrant une imitation persuasive par rapport à ces derniers. Ce faisant, ces doubles opératoires empêchent le réel et ses péripéties de se produire, faisant ni plus ni moins de l’expérience humaine celle d’une simulation de la réalité.

 

Cette nouvelle réalité se nomme « hyperréalité », terme défini par Baudrillard comme « la simulation de quelque chose qui n’a jamais réellement existé ». Le terme caractérise l’inhabilité de la conscience à distinguer la réalité de la fantaisie. L’hyperréalité possède donc de grandes potentialités pour l’industrie du divertissement, par exemple les jeux vidéo, par le biais des plus récents avancements technologiques. Un exemple de ces potentialités est celui d’un individu, branché à et en interaction avec une réalité virtuelle, utilisant un rendu à grande gamme dynamique pour simuler les jeux de lumière et d’ombres, équipé de Headplay, un dispositif d’affichage porté sur la tête, et tenant entre les mains un volant. Pleinement immergé par l’expérience, il s’aventure dans une hyperréalité qui l’émerveille, et appuie les freins en réaction à un piéton qui traverse soudainement la route. Son cœur bat en trombe. Il enlève son masque et reprend son souffle et ses esprits. C’est ainsi que pendant un moment, il a oublié que son expérience n’était que celle d’une simulation de signes du réel au profit de son propre divertissement. La frontière entre les simulacres et les objets d’origine ne sera jamais aussi mince que dans le moment présent, dans un rapport toujours plus intense, rapproché et réciproque entre l’être humain et ses propres créations technologiques.

 

Plus en apprendre davantage, visitez la page de Wikia sur la réalité virtuelle, ainsi qu’un article intéressant portant sur le même sujet.


Le Silence des Médias

November 26, 2007

Il y a de cela une semaine, un important document a été publié sur l’avenir de notre planète face aux changements climatiques, qui aurait bien pu s’intituler « l’Avenir du Monde, en 23 pages ». Document choc, fruit du travail de plusieurs milliers de scientifiques, sans aucun doute le document clef et indéniable comme référence de faits sur la menace du réchauffement climatique. Les 23 pages elles-mêmes sont une synthèse de plusieurs milliers de pages de recherche, portant sur la science du changement climatique, sur ses impacts potentiels et sur ses possibles remèdes (McCarthy, 2007), et peuvent être consultées à l’hyperlien suivant : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_spm.pdf

 

Avec des effets catastrophiques sur les sociétés humaines, en particulier celles du tiers monde, le futur de l’espèce humaine, en fait de l’ensemble des espèces composant la biosphère, ne sera sans doute pas que rose, à moins que les gouvernements ne prennent en main le problème et passent à l’action. Après tout, le rapport affirme avec 90 % de certitude que les actions humaines sont à la cause même du problème ; en mon humble opinion cela serait de la responsabilité de l’ensemble de cette même race de trouver et d’appliquer des solutions pratiques convenables afin de remédier ou d’atténuer le problème. Mais le problème, c’est que l’ensemble de la population terrestre semble préférer ignorer le problème plutôt que d’y faire face, et ce, en partie parce que la plupart des médias de masse ont décidé de ne pas s’y attarder, vraisemblablement à cause d’un certain manque d’intérêt. Voici ce qu’une femme âgée de 58 ans du pseudonyme de « Beon », membre de Digg, un réseau social en ligne, avait à dire sur ce sujet :

 

“The silence on this is deafening. It was released four days ago and has only received a brief mention here and there in the mainstream press. The report that there is a cold virus strain that may have caused a few deaths received far more play. I don’t know which scares me more, the report or the reception.”

 

Elle n’a pas tort. La réception du rapport est d’autant effrayante que le rapport lui-même. Ce dernier fera-t-il son chemin jusqu’aux portes des gouvernements de la Chine et des États-Unis, pour être là-bas entendu, ou bien sa voix s’atténuera-t-elle en chemin, de sorte que lorsqu’elle sera rendue à destination, la personne qui ouvrira la porte n’entendra qu’un murmure lointain ? Ceci, mes amis, seulement le temps nous le dira.

 

Pendant ce temps, je me contenterai de lier mes lecteurs au rédacteur environnementaliste du nom de Mike McCarthy, afin de les mettre en contact avec quelques grandes lignes du rapport :

-          11 of the past 12 years (1995-2006) rank among the 12 warmest years in instrumental records of global surface temperatures (since 1850);

-          global average sea level has risen since 1961 at an average rate of 1.8mm per year – but since 1993 at an average rate of 3.1mm;

-          temperature changes will depend on how much CO2 is emitted, but different scenarios see the increase by 2100 ranging from 0.3C to 6.4C;

-          up to 30 per cent of the world’s species are at increased risk of extinction after a 2C temperature rise;

-         between 75 million and 250 million people in Africa could suffer water shortages by 2020; in Asia, heavily-populated “mega-deltas” are at greatly increased risk of flooding; tropical forest in eastern Amazonia will turn to savannah by mid-century.

(http://environment.independent.co.uk/climate_change/article3174386.ece)

Les Médias de la Guerre

November 25, 2007

Récemment, je suis allé faire un tour chez mon grand-père, qui est soit dit en passant originaire du magnifique pays qu’est l’Italie. Me posant une question sur son propre vécu et celui des gens de son temps, dans son pays natal, je lui ai demandé si les médias de son temps étaient aussi politiquement engagés à promouvoir des idéologies à-leurs-yeux souhaitables qu’aujourd’hui. Il m’a répondu que les médias de masse de son temps exploitaient autant, sinon plus, leur fonction de persuasion qu’aujourd’hui, et ce, surtout dans le temps de la Deuxième Guerre mondiale, où l’utilisation de certaines techniques d’endoctrinement pouvaient se révéler d’être une importance capitale quant à l’avenir du pays. En effet, plusieurs mesures de contrôle idéologique ont été utilisées par les forces armées italiennes dans le temps de la guerre, par exemple voici quelques chants de propagande qui ont, il y a de cela déjà plusieurs décennies, été transmis par le médium de la radio :

 

-     Il faut aller à la guerre !

-        Ne me donne pas de pain, mais donne-moi du plomb, pour mettre dans mon fusil.

-     Ne me donne pas d’eau, mais donne-moi du feu, pour détruire.

 

Le fait que ce genre de messages était radiodiffusé à travers l’entièreté du territoire de l’Italie est facile à comprendre lorsqu’on sait qu’à cette époque, c’étaient les hommes du parti qui avaient le contrôle de la radio. C’était l’élite politique qui décidait quoi faire passer sur les ondes, car c’est elle qui avait le pouvoir en main, et nul autre. Et les tactiques utilisées se révélaient être avantageuses à appliquer, parce que c’était de cette façon que le statu quo s’assurait d’être conservé. En effet, aucune remise en question considérable n’est survenue, donc la fonction politique de la culture de masse qu’a été d’encourager les gens à aller se battre au front, de leur amener le goût de tuer et de vaincre, a bien fait son travail.

 

Un autre exemple de contrôle idéologique exercé par la force médiatique (l’État) en Italie des années quarante, est que cette première en est arrivée à diffuser à la masse ce qu’elle voulait bien faire entendre, comme « les Italiens ont coulé toute une flotte d’Allemands », mais elle se débrouillait pour faire taire ce qu’elle voulait bien cacher, par exemple la perte d’une flottaison d’Italiens par leurs adversaires. Ce faisant, cette censure sélective a permis aux gens de garder espoir et d’éviter découragement, pour ainsi avec davantage d’aise et de confiance joindre les forces armées italiennes dans leur combat contre des adversaires peut-être plus puissants qu’ils ne l’avaient préalablement imaginé.

 

En rétrospective, on peut affirmer avec une certitude relative que ce sont les cultures de la première moitié du vingtième siècle qui ont été les précurseurs de la culture américaine actuelle de désinformation.


Jurassic Park

November 25, 2007

Jurassic Park est un film de 1993 et réalisé par Steven Spielberg. Les personnages de l’histoire sont amenés sur une île, où ils apprennent que les scientifiques ont créé un parc d’attraction de dinosaures clonés. Le spectateur plonge alors dans une histoire aux multiples péripéties. Le film réussit à captiver l’attention tout en demeurant dans le territoire du « rationnellement, du « scientifiquement » plausible, bien que le film tire à la fantaisie et à la fiction. C’est ce qui fait que, d’après moi, le film m’a fait oublier qu’il en était un, et ce, plus d’une fois. En fait, j’ai dû écouter le film en entier plusieurs dizaines de fois, l’année de sa sortie, et à chaque fois, il venait me chercher dans mon plus profond, et même si je savais parfaitement ce qu’il allait se passer la scène d’après, le film avait ce petit quelque chose qui me faisait peur. Mais peut-être que le film regardé avec des yeux d’adulte ne m’aurait pas autant intéressé. Avec mes yeux de « jeune môme », il était spectaculaire et même transcendantal, et c’est ce qui fait qu’une dizaine d’années plus tard, sans même l’avoir regardé à nouveau, je pourrais me mettre à y repenser et tout d’un coup je me transporterais avec mes cinq sens dans l’univers fantastique et terrifiant de Jurassic Park.


Rocky

November 2, 2007

Ce film de 1976, réalisé avec un budget mince et mettant en vedette des acteurs peu connus, comme Sylvester Stallone (qui est aussi l’écrivain du scénario), a su séduire le grand public. Une des façons dont Rocky a remporté autant de succès a été de léguer au héros (Rocky) des valeurs américaines, afin d’assurer la standardisation des contenus et l’uniformisation de la culture.

Rocky est représenté comme étant un individu déterminé dans son combat, qui a soif de succès et qui est prêt à beaucoup pour gravir les échelons. Et c’est de cette manière, dans tout son déterminisme, qu’il a la force d’affronter Apollo jusqu’à la cloche, malgré ses blessures et l’intensité de ses souffrances.

De plus, Rocky dans le premier quart du film fait la morale à la jeune Marie (douze ans), lui expliquant que pour se faire de bons amis, il faut se tenir avec du « bon monde ». Il lui explique aussi que pour se faire respecter, il faut savoir se faire une bonne réputation, et que tout ce dont les gens se souviendront dans vingt ans d’ici sera la « rep ».

Bref, Rocky est une personne comme une autre, possédant ses propres difficultés de vie et devant affronter ses propres problèmes, et c’est par l’identification de l’Américain moyen à sa personnalité et à ses circonstances de vie que le film a su remporter succès.


XP vs Vista

November 2, 2007

Windows XP, populaire système d’exploitation développé par Microsoft et arrivé sur les tablettes en 2001, tire son nom du terme « eXPerience », mettant l’emphase sur les expériences riches et prolongées offertes à l’utilisateur par l’intermédiaire de ce système se distinguant de tous les précédents. Il est vrai, peut-on accorder à Microsoft, que le produit qu’est Windows XP représente un environnement virtuel nouveau, encore plus stable et fonctionnel que les précédents, et que son adoption est à l’avantage du client moyen. Tous sont contents : Microsoft récolte des profits faramineux, et le client en a pour son argent.

Une demi-décennie plus tard, Microsoft lance son tout nouveau système d’exploitation, supposément révolutionnaire : Windows Vista. Plusieurs milliers d’utilisateurs se demandent encore ce qu’on voulait dire par « révolutionnaire », mais que peut-on bien y faire? Ce nouveau produit offre peu d’améliorations fonctionnelles, malgré les vantardises de Microsoft, donc pourquoi le client devrait-il payer pour cette mise à jour? Où le besoin se situe-t-il réellement? XP était suffisant, non? Peut-être pas complètement…

Une différence significative entre XP et Vista se situe au niveau du « kernel » (les composants centraux de la plupart des systèmes d’exploitation), ce qui au bout de la ligne ne permet pas à un individu sous XP d’y implanter les interfaces de programmation DirectX nécessaires afin de bénéficier de la plus récente évolution en terme de graphiques multimédia.

En développant Vista, Microsoft ne s’est donc pas contentée de convaincre le client à l’aide d’une illusion d’avantages en réalité non existants, mais s’est plutôt efforcée de lui faire comprendre que s’il n’achète pas son nouveau produit, certaines fonctionnalités déjà acquises dans XP seront perdues, telle la capacité de bénéficier des expériences de jeu les plus immersives disponibles à ce jour. Ce nouveau degré d’immersion est rendu possible par la décision des fabricants de jeux vidéo de développer ces derniers à partir de DirectX 10, technologie graphique exclusive à Windows Vista. Cette stratégie d’exclusivité est une idée brillante d’un point de vue « marketing », mais est à la source de certains mécontentements chez les « gamers », percevant Vista uniquement comme « une dépense de plus… »

DirectX 10 Preview

 


Prison Break

November 2, 2007

La série télévisée Prison Break raconte l’histoire d’un homme incarcéré et ayant récolté une peine de mort pour un crime dont il n’a pas commis, et la détermination de son frère à le faire sortir de prison, tâche qui nécessite l’élaboration d’un plan minutieux et sans marge d’erreur.

Le spectateur attentionné par une série d’événements les plus captivants en arrive à se distraire et à chasser ses ennuis. Ses tracas quotidiens sont transcendés, et sa curiosité est piquée par un scénario bien développé. Il désire toujours en savoir plus, et le spectateur moyen ferait tout pour ne pas manquer une seule minute de film. Le suspense se maintient presque constamment à un haut niveau, et l’individu s’en retrouve bercé par une intrigue non commune. Il est atteint dans sa sphère la plus intime : chez lui, dans son salon (endroit où il passera en moyenne 25 heures par semaine), où la permission lui est donnée de s’éloigner de ses pensées ordinaires, de ne plus penser à sa journée, en fait d’oublier l’existence de sa vie réelle au profit d’une vie fictive active et emplie de suspense et d’intrigue. Sa dépendance est ainsi assurée.


Sécurité et Maliciels

November 2, 2007

Dans le même ordre d’idées que le commentaire sur Wag the Dog, les médias (dans ce cas-ci certaines compagnies conceptrices de logiciels antimalware, plus connus sous le terme erroné de logiciels « antivirus ») agissent parfois à leur propre avantage en vantant l’infaillibilité des produits de protection offerts contre les logiciels malveillants. Bien sur, ces compagnies sont des industries qui doivent rentabiliser leurs investissements en séduisant le plus de clients possible (on se rappelle qu’une des caractéristiques principales des médias est leur dépendance à la masse), et une des meilleures façons de rejoindre les gens est par la publicité et par la vantardise d’avantages parfois non totalement véridiques afin de tenter d’écarter la concurrence du marché.

Un exemple de fausse publicité peut être retrouvé sur le site Internet toptenreviews.com, qui stipule qu’à l’aide de logiciels antivirus, un ordinateur demeurera complètement à l’abri des infections, prémisse qui se révèle être une litote dangereuse et dont l’adoption est à éviter. Il est vrai que ce type de logiciels est utile, voire indispensable côté sécurité, mais il ne faut pas croire aveuglément une telle affirmation, parce que s’ils le disent, ça ne veut pas forcément dire que c’est vrai.

Prendre au sérieux une promesse comme celle de toptenreviews.com peut avoir des répercussions négatives, voire drastiques, entre autres pour la protection de la vie privée, mais pire encore, pour celle du compte bancaire d’un individu. Parce que le simple fait d’exécuter un fichier provenant d’une source non reconnue est un risque, car il n’existe présentement que peu de méthodes fiables afin de s’assurer de la sureté d’un tel fichier ou bien de déterminer la potentielle insécurité à poser un tel geste. Un simple double-clique d’un fichier exécutable peut donc envoyer une commande au système d’exploitation lui indiquant : « À l’avenir, je veux que tu notes et que tu conserves en mémoire toutes les touches de clavier qui seront enfoncées, et envoie ce rapport tous les samedis à telle ou telle adresse. » La porte est donc ouverte à un intrus sans éthique à l’obtention d’informations confidentielles sur un individu encore convaincu d’être le seul à voir ce qui se passe devant son écran. Mais il se trompe, car il a cru sans se poser de questions la promesse d’un fabricant ne désirant que se faire quelque profit.

Ce qu’il faudrait faire, ce serait de toujours douter de tout ce qui est entendu, et de savoir effectuer ses propres recherches. Dans le cas contraire, le sujet pensant se retrouve annihilé, et n’est plus que zombie face aux géants de la vente et de la production.

En fait, une solution simple serait d’effectuer une recherche sur Google ou sur Wikipedia (sans faire de débats sur la validité de la source), ce qui permettrait de constater que les processus utilisés par les logiciels antivirus afin de détecter et d’éliminer les maliciels est, à leurs fondements même, de caractères les plus faillibles.

Ce qui fait peur, au moment de la publication de ce document, est qu’avec certains outils en main, un enfant de douze ans, doté d’une bonne curiosité, peut en arriver en quelques simples étapes à déjouer les outils de protection les plus communs. Et j’entends par cela la majeure partie des amalgames de sécurité de la plupart des entreprises. En d’autres mots, un programme en apparence sain et non malveillant (mais en réalité renfermant un véritable monstre sous ses draps) peut provenir d’un individu aux mauvaises intentions, mais jamais l’utilisateur possédant une confiance absolue en la sécurité de son système et en la protection de ses données les plus confidentielles ne se posera de question avant d’entreprendre son exécution. Je crois que la source du problème se situe dans le manque d’éducation. Sur ce, prenez garde. ;)


Wag the Dog

November 2, 2007

Ce film de 1997 de Barry Levinson nous montre la naïveté du téléspectateur moyen. Suffit-il de montrer une image à la télévision : des milliers de gens s’y nourrissant culturellement sont prêts à savourer les informations diffusées et à les intégrer à leurs schèmes cognitifs informationnels. « Nourrissez-moi, » supplient-ils, « avec des images montrez-moi, et convainquez-moi. » Mais dans l’univers télévisuel, convaincre est devenu tâche relativement facile : il suffit de montrer et le tour est joué.

Le médium de la télévision est un moyen utile à la disposition de l’aristocratie, composée des membres puissants de la société, afin d’assurer jusqu’à un certain point la standardisation de la culture, et ce, en maintenant constant le statu quo. L’individu perd son autonomie à penser comme il le ferait sans l’influence de ce médium pesant. Étant amené à éviter la critique face au système, sa fonction politique est anéantie, et ce, en grande partie parce que l’autorité est perçue comme une source sérieuse et de confiance.

L’expérience de Milgram, d’il y a quelques décennies, nous montre l’influence parfois trop pesante de l’autorité. De la même façon, Levinson dans son film démontre un parallèle avec la manipulation omniprésente de la masse par les médias en faisant comprendre au spectateur (car il en a besoin!) que ce qui est montré à la télévision, c’est nécessairement vrai, car la voix qui parle est celle de l’autorité, voix forte et de grande portée.